Jusqu’au 3 octobre, le Centre Georges Pompidou accueille une expo sur la Beat Generation, mouvement artistique novateur né à la fin des années 40-début des années 50.

Le “Beat” de cette génération, de ce mouvement artistique a connu plusieurs définitions. Kerouac – son chef de file, “pape de la Beat Generation”, qui a popularisé cette émulation artistique avec son roman On the Road – en a lui-même donné plusieurs définitions.

Ce Beat a principalement eu trois axes de compréhension. Herbert Huncke et John Clellon Holmes y ont vu la désignation d’une génération “fatiguée”, “écrasée”, “au bout du rouleau”, etc. Jack Kerouac a un moment défini cette expression dans un sens spirituel, celui de la “béatitude”.

Mais c’est un troisième sens donné qui retient notre attention : le beat au sens rythmique, comme on le trouve notamment employé dans le jazz et particulièrement le bebop qui avait les faveurs particulières des grands noms du mouvement. Jack Kerouac a particulièrement rendu hommage à plusieurs reprises à Charlie Parker comme l’une de ses grandes inspirations, le comparant à Bouddha dans certains de ses poèmes.

 

Charlie Parker (Jack Kerouac)

Charlie Parker looked like Buddha

Charlie Parker, who recently died

(…)

Was called the Perfect Musician.

(…)

This was what Charlie Parker

Said when he played, All is Well.

You had the feeling of early-in-the-morning

Like a hermit’s joy, or

Like the perfect cry of some wild gang

At a jam session,

« Wail, Wop »

Charlie burst his lungs to reach the speed

Of what the speedsters wanted

And what they wanted

Was his eternal Slowdown.

L’autre preuve du lien fort des auteurs de la Beat Generation avec la musique réside dans les expériences musicales de certains d’entre eux.

En 1981, Allen Ginsberg écrit “Do the Meditation Rock”, véritable appel à la méditation que Ginsberg pratiquait lui-même avec un maître bouddhiste, qu’il enregistrera en jam session un an plus tard avec Bob Dylan, qui jouera la partie de basse de ce morceau.

C’est également William S. Burroughs qui mis ce lien en abîme en collaborant notamment avec Kurt Cobain pour The “Priest” They Called Him en 1993, mais aussi par une version musicale de certains extraits de sa pièce maîtresse Le Festin Nu. Enterré par Warner Bros il sera exhumé plus tard par le label Khannibalism King Khan en le réarrangeant pour le sortir en version CD et vinyl.

Voir aussi :

Sur les traces de la beat generation, en textes et en images

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