Kurt Cobain occupe une place importante dans notre mémoire culturelle, il est comme une divinité, un grognement guttural entre terre et enfer, un solitaire qui porte ses démons sur ses manches, un enfant d’une génération vierge.

Mais plus de 20 ans d’hommages, des milliers de tabloïds et de larmes plus tard, que reste-t-il encore à exhumer de cet infâme suicide rock’n’roll ?

Le documentaire du réalisateur Brett Morgen, Montage of Heck , dont la première a eu lieu le 24 Janvier dernier au Festival du film de Sundance, est un aperçu révélateur de l’âme tourmentée qui se cache derrière Nirvana.

Morgen a dit que le film n’était pas encore terminé, un entretien avec Dave Grohl est à venir avant sa sortie au Royaume-Uni en Avril. Mais grâce à la coopération – et la générosité de sa famille -, Cobain revit à l’écran grâce à des enregistrements personnels. Nous l’entendons raconter ses propres histoires déchirantes d’adolescent et d’adulte, ses rejets paranoïaques d’outre-tombe, le tout mis en scène via des séquences animées.

Tout est mis à nu, nous obtenons une expérience « Cobain » non filtrée, de ses griffonnages grotesques à ses formules quasi mystiques , toutes les esquisses troublantes de l’artiste ou encore des poèmes en cours d’écriture.

Montage of Heck est visuellement frappant, incroyablement fort, laissant un goût amer et bien sûr, a smell like teen spirit… Ce documentaire semble être le premier décrivant Cobain comme il était réellement : un talentueux mortel recherchant la vérité à travers l’art, partagé entre la célébrité et son esprit torturé. Ce n’est pas juste l’histoire d’un mythe, mais d’une vie au sens large du terme dans tout son désordre, une vie indéfinissable et complètement bousillée.

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Ce documentaire est non seulement un rappel, mais il donne le sentiment de découvrir des univers et de nouvelles informations sur un bon ami que vous avez connu depuis l’enfance. Essayez de respirer normalement lorsque Cobain déambule sur l’écran comme un enfant en bas âge, quand il gratte une guitare comme un jouet, quand il chute pour Courtney Love et qu’ils s’occupent ensemble de leur fille.

Vous êtes donc averti de l’impact réel du film de Breet Morgen qui fait de vous un participant à la désillusion de Cobain. Nous nous rendons compte que lui aussi avait peur de l’humiliation. Tout ce qu’il voulait, c’était une tribu dans le but d’être compris, d’être aimé.

En attendant ce documentaire, FOODZIK vous offre une petite piqûre de rappel, un saut dans votre adolescence avec cet extrait du live at the Paramount Theatre (Seattle, Washington)

Nirvana – Jesus doesn’t want me for a Sunbeam – Live at The Paramount (1991)

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